.
Ce sont des millions de personnes qui sont décédés à Auschwitz,mais une grande majorité n'a jamais passer l'entrée du camp : elle est passée directement des wagons dans les chambres à gaz..
A la sortie du train, les survivants étaient classés par les officiers SS ainsi que quelques médecins, d'un côté le personnes malades, âgées, enfants et femmes et de l'autres les personne jugées aptes au travail ...
Il arrivait que les médecins garder certaines personnes pour effectuer leur expériences ..
Georges Wellers a calculé que sur les 61.098 Juifs venus de France entre le 29 Juillet 1942 et le 11 août 1944, 47.976, soit 78,5% furent victimes de la sélection dès leur arrivée
La première impression est de se trouver transportée sur une autre planète, tant le spectacle parait irréel: une immense plaine en terre boueuse. quelques petites « huttes » basses en pierres et une multitude de femmes revêtues de sortes de sacs en gros jute serré à la taille par une ficelle et un fichu sur la tête, courant en tous sens.
Dès que les portes du train s'ouvrent, on entend des cris « Alles Raus » (tout le monde dehors) et avec beaucoup de sauvagerie et de précipitation on intime l'ordre de sauter en bas du train: les chiens de SS courent, aboient et mordent au besoin: les bagages sont jetés pêle-mêle sur la rampe du chemin de fer. On sent que l'on bascule subitement dans un monde totalement « fou » et inconnu...
Une haute cheminée crache en plein jour des flammes oranges...
Aussitôt on sépare les hommes des femmes et des enfants et commence la plus terrible des « sélections » faite par un « médecin » SS: seuls auront droit d'entrer dans le camp les adultes en bonne santé apparente âgés d'environ 18 à 35 ans... les autres, c'est-à-dire les nourrissons, les enfants, les adolescents, les gens âgés de plus de 35 à 40 ans maximum, les malades, les infirmes, les vieillards, les femmes accornpagnées d'enfants et les personnes portant des lunettes sont destinés à être immédiatement exterminés et sont dirigés, en camion, vers les chambres à gaz.
Ceux qui ont « la chance » de rentrer dans le camp s'en vont en rang par cinq, au pas militaire, vers le « sauna » (bâtiment des douches) ou après avoir définitivement abandonné tous leurs vêtements et leurs objets personnels, ils sont gratifiés d'une douche (quelques gouttes d'eau. sans savon. ni serviette).
Puis, on leur rase la tête et enfin on procède au tatouage sur l'avant-bras gauche d'un numéro-matricule qui leur tiendra lieu désormais de nom et de prénom.
Nadine Heftler, ancienne déportée